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Réglementation· 8 min de lecture

Assurance habitation 2026 : primes en hausse, surprime CatNat et travaux de prévention

Primes d'assurance habitation en hausse de 10 à 15 % en 2026, surprime CatNat à 20 % : quels travaux de prévention pour réduire sa facture en Île-de-France.

Façade d'immeuble en Île-de-France inspectée pour des travaux de prévention et de ravalement

Des primes d'assurance habitation en hausse de 10 à 15 % en 2026

En 2026, les propriétaires et copropriétaires franciliens constatent une réalité difficile : les primes d'assurance habitation augmentent de 10 à 15 % en moyenne, et jusqu'à 30 % sur trois ans pour les contrats multirisque immeuble (MRI). À Champigny-sur-Marne, Créteil, Nogent-sur-Marne, comme dans tout le Val-de-Marne, les avis d'échéance font mal. Trois facteurs expliquent cette hausse : la surprime catastrophes naturelles (CatNat) relevée de 12 à 20 %, l'inflation des coûts de reconstruction des biens sinistrés, et la multiplication des épisodes climatiques extrêmes en Île-de-France. BTPNE, entreprise familiale de bâtiment tous corps d'état implantée à Champigny-sur-Marne depuis trois générations et certifiée RGE, accompagne les particuliers et les copropriétés dans les travaux de prévention qui réduisent la sinistralité et, par voie de conséquence, les primes d'assurance.

Technicien réalisant une recherche de fuite d'eau avec un équipement de détection professionnel
Technicien réalisant une recherche de fuite d'eau avec un équipement de détection professionnel

La surprime CatNat de 12 à 20 % : ce qui change concrètement

Depuis le 1er janvier 2025, la contribution catastrophes naturelles prélevée sur chaque contrat d'assurance habitation est passée de 12 % à 20 % de la prime de référence. Ce relèvement, fixé par arrêté du 22 décembre 2023, s'applique à tous les contrats neufs ou renouvelés — ce qui signifie que la totalité des contrats est concernée en 2026. Pour un contrat MRI de copropriété à 4 000 €/an, la seule surprime CatNat passe de 480 € à 800 €, soit une augmentation de 320 € par an. Pour un contrat multirisque habitation individuel à 500 €/an, la surprime passe de 60 € à 100 €.

Ce relèvement fait suite à un déficit cumulé du régime CatNat atteignant 1,9 milliard d'euros, conséquence de huit années déficitaires sur les neuf dernières. Le taux n'avait pas été réévalué depuis 25 ans. À partir de 2027, une revalorisation automatique de 0,2 % par an est prévue, selon la proposition de loi Lavarde adoptée en première lecture par le Sénat. Le coût de la sinistralité climatique pourrait tripler d'ici 2050 pour le seul risque de retrait-gonflement des argiles (RGA).

Sécheresse, inondations, tempêtes : l'Île-de-France frappée à plein régime

Le Val-de-Marne est particulièrement touché par l'augmentation des sinistres climatiques. Le département est classé en zone d'aléa RGA moyen à élevé sur la majorité de son territoire, ce qui expose les fondations des pavillons et des immeubles anciens aux fissures structurelles lors des épisodes de sécheresse estivale. Les communes de Champigny-sur-Marne, Maisons-Alfort, Joinville-le-Pont et Saint-Maur-des-Fossés, construites en grande partie sur des sols argileux, enregistrent une forte hausse des sinistres RGA — un phénomène que nous détaillons dans notre article sur les fissures liées à la sécheresse et l'indemnisation RGA.

Les inondations par ruissellement urbain, les tempêtes hivernales et les canicules qui dégradent les toitures complètent ce tableau. La franchise CatNat pour un sinistre de sécheresse et RGA s'élève à 1 520 € en habitation, soit quatre fois la franchise standard de 380 €. Pour les copropriétés, cette franchise s'applique deux fois : une sur les parties communes via le MRI et une sur les parties privatives via l'assurance individuelle de chaque copropriétaire.

Les travaux de prévention qui réduisent votre prime et votre sinistralité

Les travaux de prévention réduisent concrètement le risque de sinistre et, à terme, le montant des primes. Voici les interventions les plus efficaces classées par retour sur investissement :

  • Inspection et réfection de toiture : un contrôle des tuiles, des faitières et des solins tous les 2 à 3 ans réduit le risque de dégât des eaux de 40 à 60 %. Coût d'une inspection : 150 à 300 €. Réfection partielle : 3 000 à 8 000 € selon la surface. Voir notre guide sur la réfection de toiture.
  • Ravalement et étanchéité de façade : un ravalement tous les 10 ans empêche l'infiltration d'eau dans les murs porteurs et les planchers. Coût : 80 à 150 €/m². Nos conseils sur les obligations légales de ravalement détaillent les délais et les sanctions.
  • Recherche et réparation de fuites : un dégât des eaux non détecté peut multiplier le coût du sinistre par cinq. BTPNE intervient en recherche de fuite d'eau avec équipement professionnel non destructif.
  • Nettoyage et réfection des gouttières : des gouttières bouchées provoquent des débordements sur les façades et des infiltrations aux étages. Coût d'un nettoyage : 200 à 500 €.
  • Isolation thermique par l'extérieur (ITE) : en plus de réduire la facture énergétique de 25 à 40 %, l'ITE protège les murs contre les infiltrations et les fissurations liées aux variations thermiques. Coût : 120 à 200 €/m², aides comprises via MaPrimeRénov' et les CEE.

Copropriétés : la double franchise et le plan pluriannuel de travaux

Pour les copropriétés, l'impact de la hausse des assurances est amplifié. Le MRI couvre les parties communes, mais chaque copropriétaire souscrit aussi une assurance individuelle pour ses parties privatives — d'où une double franchise CatNat en cas de sinistre touchant les deux périmètres. En zone sans Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRi), la franchise peut être doublée, triplée voire quadruplée après plusieurs sinistres en cinq ans.

Le plan pluriannuel de travaux (PPT), obligatoire pour les immeubles de plus de 15 ans depuis la loi Climat et Résilience, doit désormais intégrer les mesures de résistance aux aléas climatiques : toiture, réseaux enterrés, fondations et étanchéité. Ce PPT est l'outil de référence pour programmer les travaux de prévention qui réduiront la sinistralité. Notre article sur le plan pluriannuel de travaux en copropriété détaille la méthode pour le construire et le financer.

Concrètement, un syndic qui fait réaliser les travaux du PPT diminue le nombre de sinistres déclarés, ce qui place la copropriété dans une meilleure classe de risque lors de la renégociation du MRI. La différence de prime entre une copropriété sinistrée et une copropriété entretenue peut atteindre 20 à 30 % sur trois ans. Certains assureurs proposent déjà des réductions de prime de 5 à 15 % pour les copropriétés ayant réalisé un PPT complet et intégré les mesures de prévention climatique.

Éco-PTZ résilience et Fonds Barnier : les aides pour financer la prévention

Plusieurs dispositifs financent les travaux de prévention des risques naturels en 2026 :

  • Éco-PTZ résilience : entré en vigueur le 1er janvier 2026, ce prêt à taux zéro finance les travaux de prévention des risques naturels — batardeau amovible, clapet anti-retour, pompe de relevage, renforcement de fondations en zone RGA, étanchéité de toiture. Son montant maximum est de 10 000 € pour les particuliers et 15 000 € pour les copropriétés, sans condition de ressources, cumulable avec MaPrimeRénov'.
  • Fonds Barnier : il finance jusqu'à 80 % de certaines études de risque et de travaux de protection. Les demandes se font auprès de la préfecture du Val-de-Marne. Le rapport Lavarde recommande d'étendre ce fonds au risque RGA et au recul du trait de côte.
  • MaPrimeRénov' et les CEE : bien que dédiés à la rénovation énergétique, ils financent indirectement des travaux de prévention — isolation extérieure, changement de menuiseries, toiture — qui renforcent la résistance du bâti. Consultez notre page sur les aides à la rénovation pour un panorama complet.
  • Modulation de franchise : le rapport sénatorial Lavarde recommande de faire diminuer la franchise en cas d'adoption de mesures de prévention par l'assuré. Cette modulation n'est pas encore généralisée, mais certains assureurs proposent déjà des réductions de prime aux copropriétés ayant réalisé un diagnostic de vulnérabilité.

Les gestes quotidiens qui protègent votre bien

Au-delà des gros travaux, des gestes simples et peu coûteux réduisent significativement le risque de sinistre :

  • Faire inspecter la toiture et les chéneaux tous les 2 à 3 ans : un contrôle préventif coûte 150 à 300 € et prévient des dégâts des eaux pouvant atteindre 5 000 à 15 000 €.
  • Vérifier les joints d'étanchéité autour des fenêtres et des balcons : la plupart des infiltrations proviennent de joints secs ou fissurés. Un masticage coûte 200 à 500 €.
  • Maintenir les gouttières propres : un nettoyage annuel coûte 200 à 500 € et évite les débordements sur la façade.
  • Installer des capteurs d'humidité connectés : ces détecteurs signalent une fuite en temps réel, évitant un dégât des eaux étendu. Coût : 200 à 500 €.
  • Élaguer les arbres proches de l'immeuble : les branches qui surplombent la toiture sont un risque de chute et de percement de la couverture en cas de tempête.
  • Couper l'eau en cas d'absence prolongée : la fermeture du robinet principal réduit le risque de dégât des eaux pendant les vacances.

Faites appel à BTPNE pour un diagnostic préventif de votre bien

Entreprise familiale de bâtiment tous corps d'état depuis trois générations, implantée à Champigny-sur-Marne et certifiée RGE pour les travaux d'efficacité énergétique, BTPNE intervient dans tout le Val-de-Marne (94) et en Île-de-France : Créteil, Saint-Maur-des-Fossés, Vincennes, Nogent-sur-Marne, Maisons-Alfort, Joinville-le-Pont, Vitry-sur-Seine. Nos équipes inspectent la toiture, les façades, les réseaux d'eau et les fondations pour identifier les points de vulnérabilité face aux risques climatiques. Le diagnostic préventif aboutit à un programme de travaux chiffré et priorisé, qui constitue un élément de négociation solide auprès de votre assureur.

Vous souhaitez réduire votre prime d'assurance habitation en protégeant durablement votre bien ? Contactez-nous via notre formulaire de devis gratuit pour planifier une visite technique à Champigny-sur-Marne ou dans votre commune du Val-de-Marne. Nous établissons un diagnostic préventif complet, un programme de travaux priorisé et un devis détaillé sous 7 jours.

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